Pages

dimanche, février 15, 2015

POURQUOI EST-ON FATIGUÉ APRÈS AVOIR PLEURÉ ?

Et bien justement, je me le demandais... :-)
http://www.science-et-vie.com/2015/02/pourquoi-est-fatigue-apres-pleurer%E2%80%89/
Pleurer est un mécanisme ancestral de survie (Ph.  Axel Naud via Flickr CC BY 2.0)
Pleurer est un mécanisme ancestral de survie (Ph. Axel Naud via Flickr CC BY 2.0)
C’est vrai : pleurer laisse toujours une sensation de grande fatigue physique, alors qu’a priori, on n’a pas l’impression d’avoir produit un effort. L’explication est à chercher du côté de la
neurologie, car les pleurs font appel à des mécanismes du stress qui mobilisent beaucoup d’énergie. On ­pleure quand on a mal, quand on est triste, quand on a peur, quand on est en colère… Autant de situations de stress qui provoquent la libération d’hormones, essentiellement de l’adrénaline et du cortisol.
Libérées par les glandes surrénales, ces hormones préparent l’organisme à réagir, par la lutte ou la fuite, selon un mécanisme de survie ancestral. Elles accélèrent le rythme cardiaque et la respiration, dilatent les vaisseaux sanguins et les bronches, font affluer le sang vers les muscles qui se tendent, redressent les poils sur la peau, accentuent la vigilance…

PLEURER : UN MÉCANISME DE SURVIE

Ces hormones induisent aussi la production d’une forme d’énergie directement utilisable par les muscles, de l’ATP, (adénosine triphosphate), à partir des réserves de glucose et d’acides gras. Du coup, ces réserves diminuent comme après un effort physique. Les pleurs, enfin, mobilisent des muscles peu sollicités car ils s’accompagnent de mouvements de la ­poitrine, du menton, à l’intérieur de la gorge et d’une tension dans tout le corps.
Puis le stress s’estompe. Le taux de cortisol diminue d’autant plus vite que les larmes en évacuent une grande partie. En plus de la baisse des stocks énergétiques et de l’accumulation de déchets métaboliques, les scientifiques supposent que cette diminution des hormones de stress provoque elle aussi une sensation de fatigue qui incite l’organisme à “recharger ses batteries” pour parer à une éventuelle nouvelle agression.
A.D.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Envie de dire quelque chose ? Lancez-vous :-)